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Pas de courant,plainte donc contre EDF,depuis 14mois:chantage, fraudes,détournements de fonds,association de malfaiteurs en bande organisée,qui signale sur 7fausses factures bimestrielles,toujours augmentées, et 8sms:coupures immédiates.Ce sont donc des pros de l'arnaque!

 

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Panique de Netanyahu Israël

https://christo-renn.com   Panique de Netanyahu Israël

Les raisons de la panique de Netanyahu

 

Selon l’ancien diplomate britannique Alastair Crooke, le Premier ministre israélien Netanyahu panique suite à l’effondrement des djihadistes supplétifs de l’alliance israélo-saoudienne en Syrie et menace maintenant de lancer une guerre aérienne majeure.

Il y a une semaine, une très importante délégation israélienne des services secrets s’est rendue à Washington. Ensuite, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s’est invité lors des vacances d’été du président Poutine pour le rencontrer à Sotchi, où, selon un haut responsable du gouvernement israélien (cité dans le Jerusalem Post), Netanyahu a menacé de bombarder le palais présidentiel de Damas et de perturber et d’annuler le processus de cessez-le-feu d’Astana, si l’Iran continuait à « étendre sa portée en Syrie ».

La Pravda russe a écrit, »selon des témoins oculaires de la partie ouverte des pourparlers, le Premier ministre israélien était trop émotif et parfois même proche de la panique. Il a décrit au président russe la situation apocalyptique que le monde pourrait voir, si aucun effort n’est fait pour contenir l’Iran qui, comme le croit Netanyahu, est déterminé à détruire Israël. »

Alors, que se passe-t-il ici ? Que la citation de Pravda soit entièrement exacte ou non (bien que la description ait été confirmée par des commentateurs israéliens), ce qui est absolument clair (de sources israéliennes) est qu’à Washington et à Sotchi, les responsables israéliens ont été écoutés, mais n’ont rien obtenu. Israël est seul. En effet, il a été rapporté que Netanyahu cherchait des « garanties » sur le futur rôle iranien en Syrie, plutôt que de « demander la lune » d’une sortie iranienne. Mais comment Washington ou Moscou pourraient-ils donner de telles garanties à Israël de manière réaliste ?

Plus tard, Israël a compris qu’il avait soutenu le mauvais camp en Syrie – et il a perdu. Il n’est pas vraiment en mesure d’exiger quoi que ce soit. Il n’obtiendra pas de zone tampon étatsunienne au-delà de la ligne d’armistice du Golan, pas plus que la frontière irakienne et syrienne ne sera fermée ou, d’une certaine manière, » supervisée  » au nom d’Israël.
 

Bien sûr, la situation syrienne est importante, mais le seul fait de se concentrer sur ce point équivaudrait à prendre « l’arbre pour la forêt », car la guerre de 2006 menée par Israël pour détruire le Hezbollah (mis en cause par les États-Unis, l’Arabie Saoudite – et même quelques Libanais) a été un échec. Symboliquement, pour la première fois au Moyen-Orient, un État-nation occidental technologiquement sophistiqué et richement armé a tout simplement échoué. Ce qui rendait l’échec d’autant plus frappant (et douloureux) était qu’un État occidental n’était pas seulement vaincu militairement, mais qu’il avait aussi perdu la guerre de l’intelligence électronique et humaine – deux sphères dans lesquelles l’Occident pensait que sa primauté était inattaquable.

 

Les retombées de l’échec

L’échec inattendu d’Israël a été profondément craint en Occident, et dans le Golfe aussi. Un petit mouvement armé (révolutionnaire) s’était opposé à Israël – contre vents et marées – et l’avait emporté: il avait tenu bon. Les autocraties féodales du Golfe perçoivent dans l’accomplissement du Hezbollah le danger latent que représente cette résistance armée pour leur propre pouvoir.

La réaction a été immédiate. Le Hezbollah a été mis en quarantaine – mieux, les puissances étatsuniennes ont réussi à obtenir toutes les sanctions. Et la guerre en Syrie a commencé à être évoquée comme la « stratégie corrective » de l’échec de 2006 (dès 2007) – même si ce n’est qu’avec les événements qui ont suivi 2011 que la « stratégie corrective » a été mise en œuvre, à l’extrême.

Contre le Hezbollah, Israël avait lancé toute sa force militaire (bien qu’Israël dise, à présent, qu’il aurait pu faire plus). Et contre la Syrie, les États-Unis, l’Europe, les États du Golfe (et Israël en arrière-plan) ont mis le paquet : djihadistes, Al-Qaïda, Etat islamique (EI), armes, pots-de-vin, sanctions et la guerre de l’information la plus écrasante jamais observée. Pourtant, la Syrie – avec l’aide incontestable de ses alliés – semble sur le point de l’emporter : elle a tenu bon, malgré des pronostics presque incroyables.

Soyons clairs: si l’année 2006 a marqué un point d’inflexion clé, le fait que la Syrie « tienne toujours debout » représente un tournant historique d’une ampleur beaucoup plus grande. Il faut comprendre que l’outil de l’Arabie Saoudite (et la Grande-Bretagne et les Etats-Unis, et la France, NdT), le Sunnisme radical a été mis en déroute. Et avec cette déroute, les Etats du Golfe, mais surtout l’Arabie Saoudite, sont endommagés. Ce dernier a fait appel à la force du wahabbisme depuis la première fondation du royaume, mais le wahabbisme au Liban, en Syrie et en Irak a été largement défait et discrédité (même pour la plupart des Musulmans sunnites). Il pourrait bien être battu au Yémen aussi. Cette défaite changera le visage de l’Islam sunnite.
 

Nous voyons déjà le Conseil de coopération du Golfe – fondé en 1981 par six chefs tribaux du Golfe dans le seul but de préserver leur domination tribale héréditaire dans la péninsule – qui s’entre-déchire aujourd’hui, dans ce qui risque d’être une lutte interne amère et prolongée. Le « système arabe », la prolongation des anciennes structures ottomanes par les vainqueurs complaisants de l’après-guerre, la Grande-Bretagne et la France, semble sortir de sa « rémission » de 2013 (favorisé par le coup d’Etat en Egypte) et avoir repris son déclin à long terme.

 

Le côté perdant

La « panique presque totale » de Netayahu (si c’est effectivement ce qui s’est produit) pourrait bien être le reflet de ce changement sismique qui se produit dans la région. Israël a longtemps soutenu le camp perdant – et se retrouve maintenant « seul » et craignant pour ses proches mandataires (les Jordaniens et les Kurdes). La « nouvelle » stratégie corrective de Tel-Aviv, semble-t-il, consiste à mettre l’accent sur la victoire de l’Irak loin de l’Iran et sur son intégration dans l’alliance israélo-étatsunienne.

Si c’est le cas, Israël et l’Arabie saoudite sont probablement entrés dans le jeu trop tard et sous-estiment probablement la haine viscérale engendrée parmi tant d’Irakiens de tous les segments de la société pour les actions meurtrières de l’EI.

Daniel Levy a écrit un article convaincant pour soutenir que les Israéliens ne souscriraient généralement pas à ce que j’ai écrit plus haut, mais plutôt au fait que : « le long mandat de Netanyahu, ses multiples succès électoraux et sa capacité à maintenir ensemble une coalition gouvernante…[basée sur] le fait qu’il ait un message qui résonne auprès d’un public plus large, est un argument de vente que Netanyahu…[a] » a amené l’Etat d’Israël à la meilleure situation de son histoire, une force mondiale montante… l’Etat d’Israël est diplomatiquement florissant... ».  Netanyahu avait dénoncé la « fausse nouvelle » prétendant que sans un accord avec les Palestiniens, Israël serait isolé, affaibli et abandonné » face à un « tsunami diplomatique ».

Même s’il est difficile pour ses détracteurs politiques de le reconnaître, la revendication de Netanyahu trouve un écho auprès du public parce qu’elle reflète quelque chose de tangible et de réel (pour les Israéliens, NdT), et que cela a déplacé le centre de gravité de la politique israélienne de plus en plus vers la droite. C’est une revendication qui, si elle est correcte et reproductible dans le temps, laissera un héritage qui durera bien au-delà de la fonction de premier ministre de Netanyahu et de toute accusation qu’il pourrait subir.

L’affirmation de Netanyahu est qu’il ne se contente pas de gagner du temps dans le conflit d’Israël avec les Palestiniens pour améliorer les termes d’un éventuel et inévitable compromis. Netanyahu revendique quelque chose de différent : la possibilité d’une victoire ultime, la défaite définitive des Palestiniens, leurs objectifs nationaux et collectifs.

« En plus d’une décennie en tant que Premier ministre, Netanyahu a constamment et sans équivoque rejeté tout plan ou toute mesure pratique qui commence même à répondre aux aspirations palestiniennes. Netanyahu, c’est avant tout une question de perpétuer et d’exacerber le conflit, et non pas de le gérer, encore moins de le résoudre… Le message est clair : il n’ y aura pas d’État palestinien parce que la Cisjordanie et Jérusalem-Est font partis tout simplement du Grand Israël ».

 

Pas d’État palestinien

Levy poursuit : « L’approche bouleverse les hypothèses qui ont guidé les efforts de paix et la politique étatsunienne depuis plus d’un quart de siècle : qu’Israël n’ a pas d’alternative à un éventuel retrait territorial et à l’acceptation de quelque chose qui ressemble suffisamment à un État palestinien souverain et indépendant, selon les grandes lignes de 1967. Elle conteste la présomption selon laquelle le refus permanent d’un tel résultat est incompatible avec la façon dont Israël et les Israéliens se perçoivent comme une démocratie. En outre, il conteste l’hypothèse de paix selon laquelle ce refus serait inacceptable pour les principaux alliés dont Israël dépend…

« Dans les bastions plus traditionnels du soutien à Israël, Netanyahu a pris un pari calculé – le soutien juif étatsunien serait-il suffisant pour continuer à soutenir un Israël de moins en moins libéral et de plus en plus ethno-nationaliste, facilitant ainsi la perpétuation d’une relation déséquilibrée entre les États-Unis et Israël ? Netanyahu a parié que oui, et il avait raison. »

 

Et voici un autre point intéressant que Levy fait valoir :

Et puis les événements ont pris une autre tournure en faveur de Netanyahu avec la montée au pouvoir aux Etats-Unis et dans certaines parties de l’Europe centrale et orientale (et pour renforcer la proéminence ailleurs en Europe et en Occident) de la tendance ethno-nationaliste à laquelle Netanyahu est si attachée, en travaillant pour remplacer le libéralisme par la démocratie illibérale. Il ne faut pas sous-estimer l’importance d’Israël et de Netanyahu en tant qu’avant-garde idéologique et pragmatique de cette tendance. »

Anciennement, l’éminent analyste politique et ambassadeur des Etats-Unis, Chas Freeman, a récemment écrit sans ambages : « l’objectif central de la politique étatsunienne au Moyen-Orient a longtemps été d’obtenir une acceptation régionale d’un État juif en Palestine », c’est-à-dire que la politique de Washington au Moyen-Orient – et toutes ses actions – ont été déterminées par « être ou ne pas être », c’est-à-dire « être » – avec Israël, ou ne pas être « .

 

Le terrain perdu d’Israël

Le point essentiel est maintenant que la région vient de faire un virage sismique dans le camp du « ne pas être ». Les Etats-Unis peuvent-ils faire beaucoup pour y remédier ? Israël est très seul, avec seulement une Arabie saoudite affaiblie à ses côtés, et il y a des limites claires à ce que l’Arabie saoudite peut faire.

Les États-Unis appellent les États arabes à s’engager davantage avec le Premier ministre irakien Haider al-Abadi, ce qui semble quelque peu inadéquat. L’Iran ne cherche pas la guerre avec Israël (comme l’ont reconnu plusieurs analystes israéliens), mais le président syrien a également indiqué clairement que son gouvernement a l’intention de récupérer « toute la Syrie » – et toute la Syrie, y compris les hauteurs du Golan occupé. Et cette semaine, Hassan Nasrallah a appelé le gouvernement libanais « à concevoir un plan et à prendre une décision souveraine pour libérer d’Israël les fermes de Chebaa et les collines de Kfarshouba ».

Un certain nombre de commentateurs israéliens affirment déjà que « l’écriture est sur le mur » – et qu‘il serait préférable pour Israël de céder unilatéralement le territoire, plutôt que de risquer la perte de centaines de vies humaines de soldats israéliens dans une tentative futile de le conserver. Cela ne semble guère en accord avec le slogan du « pas un centimètre, nous céderons » du Premier ministre israélien et de ses déclarations récentes.

L’ethno-nationalisme offrira-t-il à Israël une nouvelle base de soutien ? Eh bien, premièrement, je ne vois pas la doctrine d’Israël comme une « démocratie non libérale », mais plutôt comme un système d’apartheid destiné à subordonner les droits politiques palestiniens. Et alors que le schisme politique en Occident s’élargit, avec une « aile » cherchant à délégitimer l’autre en le ternissant comme racistes, fanatiques et nazis, il est clair que les vrais Etatsuniens tenant de la doctrine « America First » tenteront, à tout prix, de se distancer des extrémistes.

Daniel Levy souligne que le leader d’Alt-Right, Richard Spencer, décrit son mouvement comme étant un sionisme blanc. Est-ce que cela est vraiment susceptible d’apporter un soutien à Israël ? Combien de temps avant que les  » mondialistes  » utilisent précisément le concept de « démocratie illibérale  » de Netanyahu pour railler les États-Unis. N’est-ce pas là précisément le genre de société qu’ils souhaitent atteindre eux aussi : en considérant les Mexicains et les Noirs étatsuniens comme des Palestiniens ?

 

« Nationalisme ethnique »

L’état d’esprit de plus en plus marqué du Moyen-Orient de « ne pas être » (avec Israël, NdT) a un mot plus simple pour désigner le « nationalisme ethnique » de Netanyahu, ils l’appellent simplement colonialisme occidental. Le premier round de la campagne de Chas Freeman visant à faire en sorte que le Moyen-Orient « soit avec Israël  » consistait en une attaque brutale contre l’Irak. L’Irak est maintenant allié à l’Iran, et la milice Hashad (PMU) devient une force de combat largement mobilisée. La deuxième étape s’est déroulé durant l’année 2006. Aujourd’hui, le Hezbollah est une force régionale, et pas seulement libanaise.

La troisième grève a eu lieu en Syrie. Aujourd’hui, la Syrie est alliée à la Russie, à l’Iran, au Hezbollah et à l’Irak. Qu’est-ce qui constituera la prochaine étape dans la guerre « d’être ou de ne pas être » ?

Pour toutes les fanfaronnades de Netanyahu sur le fait qu’Israël était plus fort, et après avoir dénoncé « ce qu’il avait appelé la ‘fausse nouvelle’ prétendant que sans un accord avec les Palestiniens ‘Israël sera isolé, affaibli et abandonné’ faisant face à un ‘tsunami diplomatique' », Netanyahu vient peut-être de découvrir, au cours de ces deux dernières semaines, qu’il a confondu faire face aux Palestiniens affaiblis face à la « victoire » (d’Israël, NdT) – au moment même de son apparent triomphe pour se retrouver seul dans un nouveau « Nouveau Moyen Orient ».

Peut-être que la Pravda avait raison, sur le fait que Netanyahu est apparu proche de la panique, pendant son sommet de Sochi, qu’il avait organisé à la hâte et appelé en urgence.

 

*Alastair Crooke est un ancien diplomate britannique de haut rang au sein des services secrets britanniques et de la diplomatie de l’Union européenne. Il est le fondateur et directeur du Conflicts Forum.

 

Source: Sam la Touch

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