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Luc Ferry armé jusqu'aux dents

Luc Ferry comprend-il ce qu'il dit?

 

https://www.20minutes.fr/

Luc Ferry a touché un salaire de professeur sans avoir donné un seul cours

POLITIQUE Le montant s'est élevé à près de 5.000 euros par mois pendant un an...

© 2011 AFP

 

Luc Ferry, ex-ministre de l'Education, lors d'un séminaire UMP sur la mondialisation le 21 mai 2011 à Paris.

Luc Ferry, ex-ministre de l'Education, lors d'un séminaire UMP sur la mondialisation le 21 mai 2011 à Paris. — WITT/SIPA

Luc Ferry aux abonnés absents? Le professeur de philosophie est convoqué mercredi par le président de l'Université Paris-Diderot (Paris 7), où il était censé donner des cours de philosophie à la rentrée 2010, selon le Canard Enchaîné à paraître cette semaine.

«Le mauvais élève (Luc) Ferry est convoqué, ce mercredi 8 juin, par le président de la fac. S'il ne se présente pas, l'université est bien décidée à lui réclamer le remboursement de son salaire - 4.499 euros net par mois - pour toute l'année scolaire» (2010-2011), précise l'hebdomadaire dans son article intitulé «Un emploi fictif pour le moraliste Luc Ferry».

Professeur depuis 1997

«Depuis 1997, Luc Ferry est employé et payé (sauf quand il était ministre) comme professeur des universités à Paris 7 (...) mais les ministres de l'Enseignement successifs l'ont dispensé d'assurer ses cours en raison des charges qui lui étaient confiées par ailleurs», selon le Canard.

«La procédure est parfaitement légale, juste un chouïa complaisante. Car les charges qui incombent à notre philosophe ne sont pas trop accablantes», ajoute le journal qui rappelle que «depuis 2004, (Luc Ferry) est "président délégué" du Conseil d'analyse de la société, un comité Théodule chargé de pondre des rapports pour Matignon».

Aucune heure dispensée mais un salaire versé

Le Canard Enchaîné précise que cette «dispense a pris fin le 30 septembre 2010», date à laquelle l'ancien ministre de l'Education nationale «a donc obligation de disserter pendant 192 heures par an» devant des étudiants. Mais Luc Ferry ne s'est jamais présenté «tout en continuant de toucher son salaire malgré trois courriers de Vincent Berger, le président de Paris 7: le 14 octobre 2010, le 15 novembre et le 31 mai, date à laquelle l'affaire a été abordée en conseil d'administration», selon le Canard.

Dans le courrier du 31 mai, adressé en recommandé avec accusé de réception, dont Le Canard Enchaîné publie des extraits, Vincent Berger rappelle à Luc Ferry «l'obligation d'effectuer (son) service d'enseignant statutaire, comme les autres professeurs de l'université (...)». «Je vous invite donc à prendre contact avec moi avant le mercredi 8 juin dernier délai», selon la lettre de Vincent Berger qui propose «une douzaine d'interventions» entre le 15 juin et le 13 juillet. Vincent Berger n'était pas joignable dans d'après-midi.

 

Histoires d'universités

 

 

Luc Ferry n'a aucune valeur

Luc Ferry est philosophe. Il connaît donc Max Weber et son éthique de la responsabilité. Etre responsable, c’est agir en anticipant les conséquences de ses choix, de ses décisions ; c’est s’abstenir d’agir quand on estime que ces conséquences seront « mauvaises » ou « incomprises ». En décidant de faire valoir ses droits à la retraite avant la rentrée universitaire de septembre, comme l’a communiqué à la presse son secrétariat aujourd’hui, l’ancien Ministre de l’éducation nationale, professeur des universités, n’a visiblement pas mesuré ce que pouvait produire de néfaste sa décision pourtant légalement « dans les clous ».

En décidant de partir en retraite à moins de 61 ans (il est né en janvier 1951), Luc Ferry fait preuve d’un individualisme forcené, méprisant un grand nombre de valeurs collectives (chronique : « Luc Ferry et Michel Maffesoli« ). Les valeurs de la République tout d’abord : liberté, égalité, fraternité. La liberté républicaine n’est pas de faire ce que l’on veut pour la seule maximisation de son intérêt ou de son profit personnel. L’égalité républicaine veut que tous les citoyens soient traités de manière égale : Luc Ferry se fout de la loi sur les retraites contre laquelle ont combattu tous les syndicats l’an dernier ; cette nouvelle loi porte l’âge de la retraite à 62 ans ; elle allonge la durée de cotisations. Le philosophe n’ignore pas qu’il va subir une pénalité parce qu’il n’a pas suffisamment cotisé de trimestres ; il s’en moque ; sa retraite de fonctionnaire, amputée certes mais vraisemblablement de 3.500 euros nets avant impôt, ne sera que de l’argent de poche.

La fraternité républicaine est mise à mal. Des actifs, à peine plus jeunes que Luc Ferry, ont appris au début de l’été qu’avec la nouvelle loi, ils devront travailler un ou deux trimestres de plus. Aucune fraternité du philosophe avec les « doubles peines », avec celles et ceux qui vont devoir cotiser plus de trimestres et partir en retraite beaucoup plus tard que lui. Le président du Conseil d’analyse de la société (CAS) ne va quand même pas oser dire qu’il a eu une carrière pénible qui mérite une retraite précoce !

 

Luc Ferry n’a que faire des valeurs de la République. Il méprise tout autant les valeurs de son corps professionnel, le professorat des universités i.e. les libertés universitaires (chronique : « Luc Ferry piétine son statut« . La liberté du professeur n’est pas de faire ce qu’il veut. Le conseil d’administration de son université d’appartenance, Paris VII Denis Diderot, a refusé, pour l’année 2010-2011, une nouvelle mise à disposition du professeur au profit du CAS (chronique : « Luc Ferry. Le CAS« ). Le président de l’université lui a demandé de regagner l’université et de faire son service d’enseignement. Luc Ferry a fait la sourde oreille. Il savait qu’il était alors en faute professionnelle : n’est-ce pas pour cela qu’il a prié, en juin 2011, François Fillon de faire verser à Paris VII l’équivalent du salaire indûment perçu durant une année ?

Il est temps que le président de l’université et son conseil d’administration refusent ce compromis tardif et convoquent en section disciplinaire le philosophe sans valeur sinon celle de son intérêt purement personnel. Ils se doivent moralement de le faire, avant que Luc Ferry ne soit en retraite effective ; à ce moment-là, il sera trop tard. Les 95.000 enseignants du supérieur seront à leur côté : qui parmi eux peut admettre pouvoir vivre avec une retraite amputée d’une partie de son montant financier ? Luc Ferry fait tout pour leur faire comprendre que sa retraite de fonctionnaire ne sera pour lui que de l’argent de poche. Provocation et claque magistrale à tous les enseignants du supérieur !

Plus gravement encore, Luc Ferry a été Ministre de l’éducation nationale et professeur. Une des valeurs du corps enseignant n’est-elle pas de donner le « bon exemple » aux jeunes ? Luc Ferry fait tout pour montrer qu’il se contrecarre de cette valeur ; il lui importe peu de donner le « mauvais exemple » absolu. « Mon intérêt individuel d’abord ! Faites ce que je dis et non ce que je fais ! A chacun de se débrouiller  » ! Avec cette mise en retraite précoce, il croit se mettre à l’abri de toute critique et pouvoir vivre peinard. Il a tort. Retraité, on devient très vite un « vieux con ». Des lecteurs de mon blog me le font régulièrement savoir : « allez donc à la pêche ou partez en voyage » !

Luc Ferry a-t-il anticipé le statut de retraité ? Ce n’est pas forcément la sinécure ! Ce professeur d’université a certes dû faire habilement ses comptes, ses petits calculs d’apothicaire : « je vais perdre 3 ou 400 euros de retraite parce que je vais subir une pénalité pour nombre de trimestres de cotisation insuffisant, mais je vais largement m’y retrouver, n’ayant pas de cours à faire à Paris VII en 2011-2012. Je vais donc pouvoir écrire davantage de livres et toucher plus de droits d’auteur, donner plus de conférences rémunérées et accompagner davantage de voyages culturels comme conférencier. Ce sera tout bénéfice pour moi ».

Luc Ferry n’a aucune valeur… et sa valeur monétaire sur le marchédes cumuls retraite / autres activités peut très vite décliner. Ce futur retraité peut perdre rapidement son indemnité de président du CAS, ce machin qui ne sert absolument à rien et qui mériterait donc d’être fermé rapidement (il faut supprimer les niches fiscales mais aussi les niches intellectuelles, réduction des déficits publics oblige). Il peut tout aussi bien perdre son attrait de conférencier mondain si les clients potentiels de ses conférences parisiennes et de ses croisières méditerranéennes le boycottent parce qu’homme sans valeur.

Ce soir, j’ai presque envie que tout cela arrive à ce « professeur des universités » absentéiste, tant il me fait honte. J’ai mal à Luc Ferry ! Ai-je tort de croire encore aux valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité, de « bon exemple à donner » ? De tenter le mieux possible de pratiquer l’éthique de la responsabilité ? Quand j’ai traité sur ce blog du plagiat enseignant, des collègues ne m’ont-ils pas accusé d’irresponsabilité à l’égard de ma discipline, la sociologie ? Je suis « trublion et grande gueule » certes ! Je ne suis pas « irresponsable » ou « populiste » en affirmant de Luc Ferry qu’il n’a aucune valeur.

 

 

REVUE DE PRESSE CULTURELLE D'ANTOINE GUILLOT par Antoine Guillot

 

Luc Ferry, le fric et les Frac

 

 

Le Figaro ne se lasse pas de publier régulièrement, dans ses articles et contributions extérieures, de féroces attaques contre l’héritage jugé malfaisant de Marcel Duchamp. Dernier en date, Luc Ferry, qui tient chronique régulière dans les pages « Champs libres » du quotidien. Il y a un peu moins d’un mois, son texte, titré « Fric-frac : des impostures de l’art contemporain » , dénonçait “ces temples de l’inculture que sont les fonds régionaux d’art contemporains (les Frac)” , et en général, les subventions publiques à l’art contemporain. “La vérité , écrivait-il notamment, c’est que l’aide de l’Etat permet trop souvent à des impostures d’une rare vulgarité de se faire passer pour des chefs-d’œuvre.” Et de poursuivre plus loin : “On répète et on ressasse ad nauseam, cent ans après, mais sans la moindre audace et avec l’argent du contribuable, ce que Marcel Duchamp avait déjà fait mille fois à une époque où, au moins, il se risquait encore à « choquer le bourgeois ». Disons le clairement , s’exclame le philosophe et ancien ministre de l’Education : si ces choses immondes se trouvaient dans le hall de mon immeuble, je prierais mon gardien d’appeler d’urgence les services de la Ville pour nous en débarrasser. Que ceux qui veulent les acheter le fassent, c’est bien leur droit, mais, de grâce, sur leurs deniers propres ! Qu’il se trouve des gens assez snobs et incultes pour payer cette camelote à prix d’or est une chose, mais qu’ils prennent dans nos poches pour y parvenir au nom de leur conception aberrante de la culture en est une autre. En lisant ces lignes , concluait Luc Ferry, les gardes rouges de l’art contemporain vont crier au fascisme. Qu’importe, le roi est nu et il est temps de le dire.”

En général, lesdits « gardes rouges de l’art contemporain » opposent le silence de leur mépris à ce genre d’attaques vengeresses, mais pour une fois, la diatribe de Luc Ferry a provoqué une réaction publique, sous la forme d’un texte publié par Le Monde et signé de l’artiste Thibaud Croisy, qui feint de trouver très intéressante sa chronique, dans la mesure où elle permet d’en “apprendre davantage sur le regard qu’un homme politique peut porter sur l’art.” “Sur un ton peu académique , estime-t-il, Luc Ferry s’en prend donc à cette « fadaise de gauche » selon laquelle l’art contemporain doit être subventionné par de l’argent public et en profite pour brocarder les artistes accueillis par les Frac, ces gens « sans art et sans talent »qu’il accuse même d’exploiter lesdits établissements pour « écouler leurs productions indigentes aux frais du contribuable ». De la part d’un prof de philo qui touchait un salaire de l’Université Paris-VII sans y donner le moindre cours puis qui s’était fait rembourser ses indemnités par Matignon quand l’Université les lui réclamait , rappelle Thibaud Croisy, la critique peut sembler cocasse. Elle serait d’ailleurs simplement ridicule si elle n’était agrémentée de quelques contre-vérités notoires. A en croire Luc Ferry, soutenir la création avec de l’argent public serait parfaitement inutile car – attachez vos ceintures – les « grands hommes n’eurent jamais, ni de près ni de loin, le moindre besoin d’être subventionnés par qui que ce soit ».

Mieux : « les artistes véritables », ajoute-t-il, « et les écrivains les plus authentiques n’ont jamais été des marginaux, méconnus ou miséreux ». Opposant les vrais artistes aux faux – dans une rhétorique qui n’est pas sans rappeler celle de Nicolas Sarkozy louant les vertus du « vrai travail » –, l’ancien ministre s’empresse d’attribuer des certificats. Et de classer dans la catégorie des vrais un Picasso plus riche que Mick Jagger, le « très fortuné » Voltaire ou bien encore le célébrissime Kant, aux conférences de qui « ministres et grands bourgeois se pressaient comme à une finale de Roland-Garros » (bonjour la comparaison…).

Dans tous les cas, l’équation est simple : ce qui prouve le talent d’un artiste et qui vient légitimer son statut, c’est d’abord sa capacité à gagner de l’argent et à devenir une « célébrité médiatique ». Hors du royaume du fric et du vedettariat, point de salut : tout n’est qu’imposture. Faut-il seulement rappeler à Luc Ferry qu’à l’inverse total de ce qu’il affirme, un grand nombre d’artistes ont créé à la marge, que Lautréamont ne connut pas une once de succès de son vivant, que Van Gogh mourut en n’ayant vendu qu’un seul tableau et qu’à la fin de sa vie, Baudelaire lui-même était criblé de dettes et donnait des conférences qui ne déplaçaient plus les foules ?

Avec les mots de Dubuffet, il n’est pas inutile de lui faire remarquer que les chefs-d’œuvre mondialement connus devant lesquels il se prosterne ne constituent pas non plus forcément le meilleur et le plus important de la pensée d’une époque car leur « conservation résulte seulement de ce qu’un petit cénacle les a choisis et applaudis en éliminant tous les autres. » Il serait tout à fait naïf , pour Thibaud Croisy, de penser que la culture se réduit à la courte liste des œuvres sélectionnées, promues, enseignées, et de ne pas voir qu’elle excède de très loin l’infime partie des productions matérielles sanctuarisées jusqu’ici.

Du reste, si Luc Ferry proposait de supprimer la subvention publique dans tous les domaines de la création, on pourrait au moins lui reconnaître une certaine logique. Hélas, il préfère exploiter le bon gros poncif qui consiste à dénigrer l’ « art comptant pour rien », prétendument hermétique et décadent, et stigmatiser une « camelote à prix d’or » achetée en prenant « dans nos poches ». De ce triste inventaire à la Combien ça coûte ? découle une forme de populisme passablement inquiétante, notamment lorsque Luc Ferry déclare, à propos des « choses immondes » acquises par les Frac, qu’il faudrait tout simplement« nous en débarrasser »… Imaginer un seul instant que cet homme fut chargé de faire notre éducation nationale laisse pour le moins songeur.

Qu’on se rassure cependant , conclut Thibaud Croisy : Luc Ferry remplit lui-même les critères dont il use pour déterminer la valeur des « grands ». Entre les conférences, les coffrets de disque retraçant l’histoire de la philosophie ou encore les croisières de luxe en sa « présence exceptionnelle », il n’est ni miséreux ni méconnu. Le Ministère de la Culture, toujours enclin à exercer son sens de l’humour, l’a d’ailleurs retenu pour parrainer une nouvelle manifestation qui s’annonce d’ores et déjà haute en couleurs : la « Fête de la Philo ». Espérons seulement qu’il saura contribuer au salut de cette noble discipline en s’abstenant d’y parler d’art.”

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