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Pas de courant,plainte donc contre EDF,depuis 14mois:chantage, fraudes,détournements de fonds,association de malfaiteurs en bande organisée,qui signale sur 7fausses factures bimestrielles,toujours augmentées, et 8sms:coupures immédiates.Ce sont donc des pros de l'arnaque!

 

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Crise financière,gel des dépôts

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Olivier Demeulenaere – Regards sur l'économie

Blog de réinformation sur l'actualité économique et financière

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Attali : « La prochaine crise financière »

Publié le 31 juillet 2017par 

Ecoutons Maître Jacques. Il écrit trop vite, sans se relire, dit souvent beaucoup de bêtises, propose des solutions inacceptables, mais dans son prêchi-prêcha mondialiste se nichent toujours quelques anticipations fondamentales, puisées à la source.  OD

« Etre optimiste, ce n’est pas penser qu’il n’y a pas de problèmes, mais que les problèmes ont une solution.
Ainsi de la plupart des enjeux que le monde affronte en ce moment. Tous, ou presque, sont immenses. Tous ont encore des solutions. Même les plus terribles, (tels l’asphyxie des océans, le réchauffement climatique, ou le manque d’eau potable) sont encore a notre portée.

A côté de ces enjeux majeurs, mettant en cause l’existence même de l’humanité et dont on commence a s inquiéter, il en est d’autres, plus circonscrits, dont on s’occupe moins encore, comme si le temps allait tout seul leur apporter une solution. Ainsi de l’accueil des migrants en Europe, qui arrivent de plus en plus nombreux, dont personne ne veut s’occuper, comme si le temps suffirait à régler leur situation dans un sens ou dans un autre. Il n’en est rien naturellement . Et il faudra bien, un jour, se décider a accueillir décemment ceux qu’evidemment on ne renverra pas dans l’enfer de leurs pays d’origine.

Parmi ces problèmes, il en est un dont on parle aujourd’hui encore moins que des autres: la prochaine crise économique et financière mondiale.

De fait, tout se passe comme si on pensait aujourd’hui qu’il n’y aurait plus jamais de crise économique et financière. Et que le risque était définitivement écarté.

De fait, aucun indice n’annonce son imminence :

La croissance semble partout de retour. Le chômage se réduit, plus ou moins vite selon les pays.
Des législations prudentielles ont tiré les leçons des crises précédentes, et créé les conditions d’une résilience des banques internationales, à qui on a imposé de disposer de davantage de fonds propres, par prudence.

Enfin, le progres technique semble annoncer un eldorado chaque jour plus merveilleux.

Et pourtant, il serait absurde d’imaginer que, dans la mondialisation sauvage actuelle, les crises financières soient a jamais exclues. Plus, même, les signes d’une crise prochaine sont bien la.

1. D’abord, la dette publique et privée est plus élevée que jamais, reportant sur les generations suivantes le financement du maintien de notre niveau de vie: l’endettement public et privé des 44 pays les plus riches atteint 235 % du PIB contre 190 % en 2007. En particulier, les dettes des étudiants américains et des banques chinoises sont hors de contrôle. Sans même compter les creances que les retraités feront valoir le jour venu, et que personne ne comptabilise.

2. Les valorisations des actions des entreprises sont demesurees. Et plus encore, les plus récentes fusions ou acquisitions se font à des multiples sans commune mesure avec les profits que ces firmes pourront jamais réaliser. Et ce sont ces valorisations, totalement artificielles, qui conduisent a ne pas s’inquiéter du montant des dettes dont elles sont les contreparties.

3. La législation américaine sur les banques, mis en place après la crise financière de 2007, va être allégée, donnant aux institutions américaines un avantage sur leurs concurrentes américaines et les poussant a prendre de nouveaux risques, alourdissant encore a terme l’endettement general.

4. Ni la croissance mondiale, ni l’inflation ne sont ni ne seront au rendez vous pour avaler de telles dettes.
Dans un mois, dans un an, dans dix ans, les prêteurs se rendront compte que leur creances pourraient ne pas être honorés et ils commenceront a prendre peur. Cela partira d’un incident plus ou moins mineur, en Italie, aux états unis, en Chine ou au Moyen Orient.

Les banques centrales arrêteront de se comporter comme des Madoff legaux et réduiront les credits gratuits qu’ils accordent aujourd’hui aux banques. Les gouvernements et les entreprises verront le coût de leurs emprunts augmenter massivement et certains devront faire des économies massives, sous peine de faillite. La crise reviendra, avec le chômage et la baisse du pouvoir d’achat.

Chacun, gouvernement, entreprise ou même particulier, peut encore s’y préparer : en réduisant d’urgence toutes les dettes a taux variables et en vendant ce qui doit l’être au plus haut.

Mais ces comportement , s’ils sont universels, précipiteront la crise, au lieu de la limiter. Comme dans une salle de bal où il y a une seule entrée: si tout le monde s’y précipite, la catastrophe devient inévitable.

Il serait donc temps d’organiser cela. De penser collectivement, calmement, à réduire l’endettement, et à mettre en place de vraies législations financières internationalement appliquées.

C’est de cela que le G20 aurait du parler. C’est de cela que les gouvernements devraient s’occuper, s’ils avaient vraiment a cœur l’intérêt des générations suivantes.

Naturellement, on ne le fera pas. Seuls les optimistes lucides s’en sortiront ».

Jacques Attali, le 24 juillet 2017

Rappels :

UE : Projet d’un gel préventif des dépôts pour éviter les paniques bancaires

Philippe Béchade : la finance ou le royaume des fake news

 

 

Olivier Demeulenaere – Regards sur l'économie

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UE : Projet d’un gel préventif des dépôts pour éviter les paniques bancaires

Publié le 30 juillet 2017par 

BRUXELLES, 28 juillet (Reuters) – Des pays membres de l’Union européenne envisagent des mesures qui les autoriseraient à geler provisoirement les comptes bancaires pour éviter toute ruée aux guichets, montre un document européen dont Reuters a pris connaissance.

Le projet, à l’étude depuis le début de l’année, intervient moins de deux mois après une telle ruée aux guichets de la banque espagnole Banco Popular, qui a contribué à son effondrement.

Donner aux autorités le pouvoir de bloquer les comptes momentanément est un « choix envisageable », suivant le document élaboré par la présidence estonienne de l’UE, laquelle admet que le sujet divise les Etats membres.

Ceux qui ont déjà prévu un moratoire sur les versements bancaires lors d’une procédure de dépôt de bilan, comme l’Allemagne, sont favorables à cette initiative, ont déclaré des responsables.

Pour couvrir les besoins financiers immédiats des déposants, le document estonien daté du 10 juillet préconise un mécanisme qui leur permette de retirer « au moins un montant limité ».

Les banques voient au contraire dans ce projet une entrave à l’épargne. « Nous croyons fermement que cela inciterait les déposants à retirer leurs fonds au plus vite », dit Charlie Bannister, de l’Association des marchés financiers en Europe (AFME), un groupe de pression bancaire.

La proposition estonienne a fait l’objet d’un premier examen le 13 juillet sans qu’une décision soit prise, a dit un haut fonctionnaire européen. Les discussions doivent se poursuivre en septembre. Toute décision définitive devra faire l’objet d’une approbation du Parlement européen.

L’initiative tranche avec les propositions faites en novembre par la Commission européenne (CE), qui prévoient elles aussi un gel temporaire des dépôts mais à l’exclusion des dépôts garantis, c’est-à-dire ceux inférieurs à 100.000 euros, l’exécutif européen craignant un « impact négatif sur la confiance du marché ».

La CE s’est abstenu de tout commentaire sur la discussion en cours.

La proposition estonienne prévoit une suspension de cinq jours ouvrés, prolongeable à 20 jours dans des circonstances exceptionnelles.

Le droit européen prévoit actuellement une suspension de deux jours de certains versements dans le cas d’un établissement en situation de faillite mais le moratoire n’englobe pas les dépôts.

Beaucoup d’Etats sont favorables à une suspension des paiements seulement durant la période de liquidation (résolution) d’une banque faillie, soit la procédure qui impose des pertes aux investisseurs et peut-être aussi aux dépôts non garantis, tout en préservant la continuité de l’exploitation, lit-on dans le document.

La plupart des pays sont opposés à une initiative plus volontariste, imposant un moratoire aux tout premiers stades de la procédure.

Les Echos.fr, le 28 juillet 2017 (via Les moutons enragés)

Rappels :

Une alerte supplémentaire sur les banques européennes (Ph. Herlin)

La garantie des dépôts est une fable (O. Berruyer)

 

 

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A propos Olivier Demeulenaere

Olivier Demeulenaere, 52 ans Journaliste indépendant Macroéconomie Macrofinance Questions monétaires Matières premières

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